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Protection de l’enfant : les acteurs du Bam en savent davantage
lundi 29 mars 2010

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Malgré l’existence d’un arsenal juridique répressif, les cas de violation des droits de l’enfant sont récurrents dans la province du Bam. Pour résorber cette situation, Plan Bam, dans sa quête du bien-être de l’enfant a organisé les 2, 3 et 4 mars derniers une session de formation à l’intention des acteurs de la localité.

Mariages forcés ou précoces, grossesses non désirées et non reconnues, excision, exploitation, violences, abus sexuels et pires formes de travail sur les sites d’orpaillage, les cas de violation de droits de l’enfant dans la province du Bam sont bien visibles. « Nous recevons au moins 30 cas de mariages forcés par an. A cela s’ajoutent les grossesses non désirées ou non reconnues et les cas d’excision » témoigne Zakaria Ouédraogo, un fonctionnaire de l’Action Sociale au Bam.

Cette situation a conduit Plan Bam à organiser du 2 au 4 mars 2010 dans ses locaux, un atelier de formation sur la protection des droits de l’enfant. Animée par Jean Victorien Toé , Substitut du Procureur près le Tribunal de Grande Instance de Kongoussi et Zakaria Ouédraogo de la Direction Provinciale de l’Action Sociale et de la Solidarité Nationale, cette session de formation avait pour but de renforcer les connaissances des leaders communautaires, des leaders d’association et des encadreurs des clubs d’enfants, des responsables de services techniques, des agents de sécurité et de défense sur les droits de l’enfant à la protection afin de garantir un environnement protecteur aux enfants dans les différentes communes de la province. Elle visait aussi à amener ces leaders à influencer les prises de décisions communautaires et administratives en vue de favoriser le respect des droits de l’enfant et leur participation dans la planification et la mise en œuvre des activités de développement communautaire.

Pendant trois jours, la quarantaine de participants a pu, prendre connaissance de la situation de la protection des enfants dans le Bam, du cadre normatif et institutionnel des droits de l’enfant ainsi que des difficultés auxquelles est confrontée la promotion de ces droits. Les réflexions et les débats activement menés sur des sous thèmes tels que la dénonciation, le rôle éducatif des parents dans le contexte de l’influence des médias, l’adaptation des conventions internationales au contexte africain et les pratiques de protection de l’enfant dans l’Afrique traditionnelle ont permis aux participants de renforcer non seulement leurs connaissances, mais aussi leurs convictions sur ce sujet. En outre, la nouvelle version de la politique de protection de l’enfant de Plan International a été présentée aux participants par Harouna Zampou, Coordonnateur Droits de l’Enfant de Plan Bam. Les discussions sur son contenu ont permis de comprendre l’engagement, les responsabilités et les attentes de l’organisation en matière de protection de l’enfant. Cet atelier est la bienvenue en ce sens qu’il permet de renforcer les capacités des acteurs de la protection de l’enfant », confie Zakaria Ouédraogo.

Une nouvelle stratégie pour freiner le phénomène : « les droits de l’enfant en images »

Malgré les multiples campagnes de sensibilisation, les populations dans leur majorité n’ont pas accès aux textes qu’ils ignorent royalement. Les mentalités africaines semblent peu réceptives aux droits de l’enfant. Pour y remédier, il faut agir sur les mentalités et appliquer les sanctions pénales. C’est plutôt la conviction de Jean Victorien Toé, Substitut du Procureur près le Tribunal de Grande Instance de Kongoussi. Pour ce praticien de droit, la répression fait partie des solutions aux problèmes qui se posent dans la promotion des droits de l’enfant. Et pour cela, il appelle à dénoncer les cas de violation : «  je m’attends à ce que ces leaders et professionnels qui ont été formés puissent constituer une flamme plus active dans la protection des droits de l’enfant. Beaucoup d’entre eux avaient peur de certaines attitudes qu’ils devraient avoir. Mais en sortant de cette formation, je crois qu’ils n’ont plus cette peur. Ils pourront affronter tous ceux qui voudront violer les droits de l’enfant en dénonçant les cas de violation de ces droits pour que des mesures idoines soient prises pour le bonheur des enfants dans le Bam ». Mais Jean Victorien Toé va plus loin en proposant sa stratégie de lutte : « les droits de l’enfant en images ». Elle consistera selon lui, à « interpréter les textes sous formes d’images à projeter dans les villages pour sensibiliser les populations qui ne savent ni lire ni écrire et donc qui ne sont pas en mesure de comprendre les textes internationaux, ni les lois du pays sur les droits de l’enfant ».

Bê Kansié/ Plan Kongoussi


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