Frappée de plein fouet l’année passée par de vent violents et des inondations, la province du Sanmatenga, peu préparée à gérer les situations d’urgences, avait éprouvé quelques difficultés à faire face à ces catastrophes naturelles. Pour la tenir à l’abri de toute surprise désagréable, Plan Sanmatenga, a organisé une session de formation à l’endroit des membres du comité de veille en secours d’urgence de la province.
Présidée par le président du Conseil Provincial de Secours d’Urgence et de Réhabilitation (COPROSUR) Sanmatenga, Moumouni Traoré, cette session de formation avait pour objectif de renforcer les compétences et les capacités des participants à la prévention et à la gestion des catastrophes dans la province du Sanmatenga.
Abdou Balboné, directeur provincial de l’action sociale de la province du Sanmatenga et Tiemtoré Dieudonné, du centre Beog Kaamba de kaya, modérateurs à cette formation ont expliqué ce que sera le comité de veille et son importance dans la gestion des catastrophes. Ainsi, les participants ont pris connaissance des différentes attributions du COPROSUR, leur rôle dans la prévention et la gestion des catastrophes et aussi la gestion post catastrophe.
Au regard des insuffisances constatées lors des catastrophes passées (difficultés liées à la lenteur de la réponse, faiblesses des mécanismes de coordination, de gestion, etc), l’élaboration d’un mécanisme de riposte et plan opérationnel du comité de veille est plus que jamais nécessaire.
Bassira Kaba/Plan Sanmatenga
Quelques propos des participants
Simporé, préfet de Boussouma
C’est une bonne initiative que Plan puisse réunir le COPROSUR pour réfléchir sur comment aménager le système de gestion des urgences et des catastrophes dans le Sanmatenga. Les échanges ont permis de partager les expériences de chaque CODESUR. Nous sommes désormais plus aguerris pour faire face aux catastrophes. Cependant, il reste qu’au niveau surtout des fiches d’évaluation, iI faille nous munir d’éléments immédiatement opérationnels en cas de catastrophe.
Irène Andrée Ouattara, préfet de Pissila
La formation a été bénéfique pour nous car elle nous permet de mieux nous préparer en cas de catastrophe. Mais il y a eu un peu un manque de motivation, sinon la participation des uns et des autres allait être plus active. Nous demandons à Plan de nous appuyer en moyens logistiques, des motos, des vélos pour faciliter le déplacement en cas de catastrophe où on rencontre d’énormes difficultés pour nous rendre sur les lieux et collecter les données.
Dieudonné Tiemtoré, modérateur
Nous avons constaté au cours des débats un engouement et une participation effective des différents participants qui n’ont pas manqué de souligné leurs inquiétudes quant à la mise en place de ce comité. Mais à la lumière des échanges, nous pensons que les uns et les autres ont pu comprendre la nécessite de ce comité qui ne vient pas en opposition ou pour remettre en cause les structures déjà existantes, mais pour appuyer, pour renforcer l’intervention sur le terrain. Au cours des travaux de groupe, les participants ont pu s’exercer à l’élaboration du plan opérationnel. Je pense que le travail va se poursuivre pour avoir un plan opérationnel qui puisse prendre en compte toute la réalité et tout ce qui se pose comme problèmes dans la province. Nous devons avoir ces genres de formation pour mieux outiller les acteurs dans la prévention et de la gestion des catastrophes. Cependant, il faudrait cibler davantage les participants, les groupes plus restreints permettent d’avancer mieux et il est vrai qu’avec un grand groupe on a des échanges fructueux mais là il s’agissait aboutir à des actions concrètes.
Edwige Ouédraogo, MBDHP Sanmatenga
Cette formation nous interpelle encore une fois de plus d’avoir un regard et de réfléchir sur comment prévenir une catastrophe. Nous n’avons pas assez de moyens pour faire face aux catastrophes et ceux aussi qui nous aident seront fatigués un jour donc tant qu’on peut réduire les risques il faut le faire. Les échanges que j’ai suivis durant ces deux jours, m’ont fait réfléchir. Avec la décentralisation, qui doit décider pour qui ? Pourquoi ? Quand ? Et comment ? Parce que dès qu’on met une structure sur place, chacun veut avoir un regard sur ladite structure. Si une ONG peut prêter main forte pour résoudre un problème c’est mieux de réfléchir avec cette ONG et trouver des solutions au lieu de la repousser.